vendredi 27 janvier 2017

Traité de benoiterie à Bussunaritz-Sarrasquette


Traité de benoiterie

Ce document qui émane des archives notariales de Maître Jean-Baptiste Etcheverry, notaire à Saint-Jean-Pied-de-Port, est conservé aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (3 E 158 76, janvier-juin 1880, FADO0644007_3E 15876_0182.JPG). 

Traité de benoiterie
du 2 mai 1880
Devant nous Jean-Baptiste Etcheverry, notaire à la résidence de St Jean Pied de Port (Basses -Pyrénées), soussigné, en présence des témoins ci-après nommés, aussi soussignés,
ont comparu,
Bernard Sallaberry, propriétaire cultivateur, maire de la commune de Bussunarits-Sarrasquette
Jean Ithurralde, adjoint au maire de cette commune,
Jean-Louis Arbelbide (en marge, son nom véritable: Sallaberry), maître ancien de la maison Idiart
M. Thomas Jean-Baptiste d'Apat, lieutenant à la retraite, officier de la légion d'honneur,
Sébastien Indaburu, maître ancien de la maison Ehuletche,
Jean Naguila, maître de la maison Miramont,
Ferdinand Berterretche, maître de la maison Donagracia,
Jean Etcheverry d'Arostalde,
Jean Harluchet, maître d'Idiart de Bussunarits,
Bernard Arbelbide, propriétaire maître de la maison Etchart,
Bernard Erdoitz-Etcheverry, maître jeune de Mioquy,
Jean Mendiboure d'Ertoraene,
Jean Çubialde, maître de Caracotche,
Simon Elissalt, maître d'Etchart de Bussunarits,
Et Bernard Naguila, maître de la maison Abot,
Tous propriétaires-cultivateurs, demeurant et domiciliés en la dite commune de Bussunarits-Sarrasquette,

d'une part,
Et Madellle Marie Gastellu, sans profession particulière, demeurant à Bussunarits-Sarrasquette, secteur de Bussunarits et précédemment à St Jean Pied de Port,

Eau forte de Ferdinand Corrèges,
extrait de l'ouvrage de Heanry O'Shea, La tombe basque, étude des monuments & usages funéraires des Euskariens, 1889.
d'autre part,
Lesquels ont arrêté entre eux les conventions suivantes,
La dite Delle Marie Gastellu, a à l'instant, remis et compté en argent et délivré à la vue du notaire et témoins soussignés, la somme de mille francs à tous les composants susnommés. Cette somme sera par ceux-ci remis à la fabrique de l'église de Bussunarits-Sarrasquette qui en aura la propriété exclusive dans le cas où la Delle Marie Gastellu comme benoite de l'église de Bussunarits-Sarrasquette viendrait à mourir dans l'exercice de ses fonctions. La même somme demeurera acquise à la fabrique si la Delle Marie Gastellu quitte ses fonctions de son propre mouvement et sans l'assentiment des composants.
Si au contraire, elle était privée par le fait des composants et des autres habitants de la commune de Bussunarits-Sarrasquette, de ses occupations de benoîte et des rémunérations qui en seront la récompense, les composants s'obligent solidairement entre tous à lui rembourser la dite somme de mille francs, sans aucun intérêt, leu l'intérêt ni devant courir que du jour de la demande formée dans les termes de droit.
En outre et comme équivalent des travaux à faire par la Delle Marie Gastellu dans l'église de Bussunarits-Sarrasquette ou pour le service, quel qu'il soit de cette église, tous les composants susnommés, solidairement entre eux à remettre et à délivrer  à la Delle Gastellu, qui accepte et lui garantissant quarante deux décalitres un quart de maïs, et quarante décalitres et demi de froment, soit ensemble, huit hectolitres, deux décalitres et sept litres et demi de grains, que la benoîte recueillera elle-même ou fera prendre, chaque année, dans les maisons composant la dite commune de Bussunarits-Sarrasquette, après l'époque des récoltes, c'est-à-dire au mois de septembre pour le froment et à la Noël pour le maïs.
La dite Delle Marie Gastellu occupera pour son logement la même habitation que l'ancienne benoite et qui sera tenue en bon état de réparations locatives par les composants susnommés qui s'engagent à présenter la dite Delle Marie Gastellu pour la subvention aux travaux de couture à l'école des filles.
Moyennant quoi, la dite Marie Gastellu s'engage en sa qualité de benoîte, à contribuer à la propreté de la dite église de Bussunarits-Sarrasquette, à en cirer tous les huit jours ou plus souvent si c'est nécessaire, la sacristie et le sanctuaire, à raccommoder et réparer les ornements, à blanchir, repasser et plier les surplis, linge et autres effets de cette paroisse, à pourvoir, en un mot, à tous les soins et diligence et à faire tous les travaux manuels, comme le sonnement des cloches et autres, auxquels l'ancienne benoîte était tenue dans l'église de Bussunarits-Sarraquette, en outre des engagements qu'elle avait pris elle-même aux termes de deux autres actes passés devant  Me Jean Sallaberry notaire à St Jean Pied de Port, les Dix-sept novembre mil huit cent quarante et onze juillet mil huit cent quarante cinq. 
La dite Delle Marie Gastellu déclare avoir été suffisamment instruite et renseignée de toutes les obligations et de tous les devoirs à remplir par elle en qualité de benoite comme aussi de tous les émoluments (?) seul de église et autres bénéfices attachés à sa fonction.
Pour (?) la perception du droit d'enregistrement, les composants évaluent à quinze francs la charge d'entretenir le logement de la benoîte de toutes réparations locatives.
Pour l'exécution des présentes, les parties font élection de domicile en leurs demeures respectives ci-dessus indiquées.
Dont acte:
Fait et passé à Bussunarits-Sarrasquette, en la maison d'école,
L'an mil huit cent quatre vingt et le deux Mai;
à l'assistance des sieurs Jean Gastelouy (?), coutelier et Jean Baptiste Rancez, cordonnier, témoins instrumentaires (?),  demeurant et domiciliés tous deux à St Jean Pied de Port.
Et les dites parties ont signé avec les témoins susnommés et nous notaire, à l'exception des sieurs Jean Ithurralde, Jean-Louis Sallaberry, Ferdinand Berterretche, Jean Çubialde,, lesquels, sur notre interpellation, ont séparément déclaré ne point savoir écrire ni signer le tout après lecture faite.

Mari gastellu
D'Apat
Mendiburu
Etcheverry
Arbelbide
Erdoits-Etcheverry
Indaburu
naguila
Harlouchet
Naguila
Elichalt
Sallaberry
Gastelouy
Rancez
M. Etcheverry

Enregistré à St Jean Pied de Port le Cinq Mai 1880, fo 64 r. C (?) 3  Reçu vingt francs décime Cinq francs.

En marge de dernière page: approuvant cinq mots comme nuls.

Louis Capdevielle: Sortie de l'office à Lugagnan, 1897. Eskuinean, alargun bat, ezkoa eskian. (Mémoire du Pays de Lourdes, fêtes sacrées, fêtes profanes, n°3, 2007, p. 81)

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